Ce qui plaît et surprend tout à la fois chez Pamphile Kabuya, c'est assurément la sincère spontanéité que l'on décèle dans le moindre recoin de ses faits et gestes accomplis au profit de la communauté au sein de laquelle il évolue.
D'un naturel plutôt discret et tout en modestie, ce grand abatteur de besognes dans l'ombre avait en effet surpris et enchanté les Lushois lors des élections générales de 2006, où il s'était porté candidat indépendant à la députation provinciale du Katanga.
A cette occasion, Pamphile Kabuya s'était attiré la sympathie de plus d'un Lushois en développant un discours franc, limpide, et qui sonnait juste et vrai en ce qu'il faisait l'impasse sur les tares abêtissantes du tribalisme délibéré, de la haine gratuite et toutes autres formes de violences morales ou physiques.
Lorsqu'il s'était engagé à servir loyalement la communauté, et surtout ceux qui étaient confrontés à la misère ou en butte aux vicissitudes de la vie de tous les jours, certains esprits critiques s'étaient contentés d'en rire en faisant entendre qu'il ne s'agissait là que de vagues promesses à connotation électoraliste.
Mais aujourd'hui, ces mêmes sceptiques n'en reviennent pas de constater que Pamphile Kabuya est l'un des rares, sinon le «seul» candidat malheureux qui continue d'aller bien au-delà de ses promesses. Et ce, au moment même où de très nombreux «heureux élus» peinent encore à réaliser le tiers du quart de ce qu'ils avaient promis de faire.
Bien que n'ayant pas été élu au détour des législatives de 2006, ce jeune bourreau du travail n'en poursuit pas moins, en effet, sa mission de bienfaisance au profit des plus démunis.
Mais là où il a pulvérisé tous les records en fait d'initiatives privées, c'est lorsqu'il s'est attaqué à un secteur auquel les plus grands bienfaiteurs s'intéressent très rarement… sinon jamais. Ainsi, sur fonds propres Pamphile Kabuya a tout bonnement entrepris des travaux de réhabilitation… du cachot de la Police sur l'avenue Tabora, juste à un jet de pierre de la Chambre de Commerce, dans la Commune urbaine de Lubumbashi.
Lors du lancement desdits travaux, l'Inspecteur provincial de la Police et le Représentant du Procureur de la République ont tous deux salué d'une même voix cette lumineuse initiative qui, bien que visant à soutenir l'opération «ville propre», ne manquera certainement pas de marquer bien des esprits de par son caractère un peu particulier. Car en effet, ce cachot, qui n'avait jamais été restauré depuis 1923, était devenu un véritable enfer sur terre du fait de l'insalubrité immonde récurrente qui y régnait…
Autre action d'éclat à l'actif de Pamphile Kabuya, la remise de plus de deux cents tôles à la direction de l'école primaire Nuru, dans le quartier péri-urbain de Kalubwe. Les enfants de cette école, longtemps exposés à la rigueur des intempéries tropicales d'une saison à l'autre, n'ont pas manqué de louer le geste combien inestimable de cet homme au grand cœur.
Sans s'en arrêter là, l'infatigable Pamphile Kabuya s'est engagé avec la même ferveur d'aider ses compatriotes les plus deshérités, en s'engageant cette fois dans la réhabilitation du cimetière (« Notre ultime demeure ») et du bureau de maintenance du Quartier Tshamalale.
Vers fin décembre 2008, et ceci dans le but avoué de soulager autant que faire se peut le poids des malades de l'Hôpital Général Sendwe de Lubumbashi, Pamphile Kabuya avait pris sur lui, toujours à ses propres frais, de réhabiliter l'éclairage souvent défaillant dans certains pavillons. Il va sans dire que ce précieux cadeau de fin d'année avait été apprécié à sa juste valeur et chaudement applaudi autant par les gestionnaires patentés que par les malades de cet hôpital.
A 39 ans passés, Pamphile Kabuya se présente donc comme un jeune homme bourré d'ambitions. Responsable d'une agence immobilière et d'une entreprise spécialisée dans la vente de véhicules de toutes marques, notre homme est en train de se tailler une saine réputation de «philanthrope de l'ombre » doublé d'un mécène très aimé et très apprécié des Lushois.
Nourrit-il encore quelques desseins politiques ? Assurément.
Et d'ailleurs tout l'y autorise et l'y prédispose : l'âge, l'idéal humaniste auquel il croit et auquel il reste résolument attaché, ses élans du cœur positifs, sa grandeur d'âme, sa grande capacité d'écoute, sa notoriété, sa constance et son sens de l'honneur (Kabuya n'est pas une girouette pour un empire), etc.
Bien mieux, nombreuses sont les formations politiques de la place qui désireraient le compter dans leurs rangs. D'autant qu'il jouit, au départ, d'une base solide qui ne cesse de s'élargir au fur et à mesure qu'elle découvre les multiples facettes cachées du personnage.
Mais pour l'heure, cependant, l'intéressé se préfère se retrancher derrière une attitude de prudente réserve pour des raisons évidentes de stratégie internes. En effet, flanqué de ses fidèles conseillers (Stéphane Kalubi, Thierry Kanda et autres Etienne Kapungwe), Pamphile Kabuya ne fait nullement mystère de ce qu'il peaufine dans la plus grande discrétion une série de stratégies finement pensées pour l'avenir…
Damien KIBOKO
|